DJAMEL KOKENE

Djamel Kokene Théâtre des opérations, par Philippe Godin (French)

17 avril-29 mai 2010
Texte publié sur Paris-art à l'occasion de l'exposition personne. Paris 3e. Galerie Anne de Villepoix


«Théâtre des opérations», le titre volontairement militaire de l'exposition nous plonge au «cœur des ténèbres» tout autant que des lumières (Ultralight) qui éclairent notre présent. Par les tensions de ses œuvres, Djamel Kokene exprime celles qui traversent la production de subjectivité de notre temps.

Harold Rosenberg avait créé le concept de «dé-définition de l'art», Djamel Kokene propose une dé-identification de l'artiste contemporain. Non sans violence, il le scalpe même!
Dans l'une des œuvres, Ghost, il présente peut-être le «dernier» des readymades. Une perruque de cheveux naturels avec en son centre une tonsure en forme d'étoile est piquée sur une tige en bois. Cette pièce rappelle l'image exotique du scalpe comme trophée de guerre que les Indiens pratiquaient sur leurs ennemis, mais aussi les images d'une certaine origine de la «modernité» (tout autant sauvage) politique et artistique: la prise de la Bastille et le readymade de Duchamp (...) Lire la suite.